Vous savez , tout ça , c'est tellement peu.
Ce n'est qu'un leurre, illusoire & éméché. Une insouciance puérile qui ne grandira jamais. Il y a ce mal servit à délice, et il y a cette enfant inconscient qui succombe à cette tentation trompeuse. Ensuite il y a la suite, suivie par les conséquences. Celles ci insignifiantes au début , car rien n'est blâmable dès les premières secousses. C'est seulement une absence de mot talonné d'une absence d'amour. Ainsi la suite s'ensuivit très vite atténuant ces ignorances infondées, telle une évidence. Et la prise de conscience fait mal, bien plus que tout encore, car à ces moments là le passé n'est plus rien. La raison non plus. L'existant, elle, traîne à regret, attendant ce je ne sais quoi qui la relèvera, jusqu'à n'être rien à son tour. Il n'y a plus que ce sentiment d'échec immuable qui s'étale à souhait et cette soudaine envie de tout changer. Mais même en faisant abstraction de tout ces choses, l'impossible le restait désespérément. Alors on prend le partie des utopistes pour nous mettre à rêver à notre tour jusqu'à en être dépendant. Le plus simple serait de rester auprès d'eux indéfiniment , jusqu'à mourir d'overdose de rêveries incohérentes. Sacrifier sa vie à l'irréel, comme certain on pris soin de faire avant nous. D'autres préfèrent faire le mur et finissent par s'écrouler sans pouvoir se relever. Certains au contraire , retombent sur leur pied et s'abandonnent au bonheur oublié , qu'ils avaient cru mort, tout en restant assez pudique par peur d'être mal vu. Leurs élans de folies s'arrêtent à de subtiles paroles échangées furtivement , loin d'un public effrayant. Ou bien encore à quelques baisés spontanés, volés par l'être aimé.
Pendant longtemps j'ai cru être ce genre de personne, sans pour autant vouloir révéler au grand jour mes réels motivations. On pourrait appeler ça de la peur ou bien encore une absence de courage. En même temps lorsque l'on est à ce stade le courage ne vous rappelle rien. Ce n'est qu'un lointain souvenir, qui vous a laisser tombé en cour de route, sur un encombrant bord de route. On en oublie même la raison. Alors on abandonne tout , on s'écroule , on désespère. C'est là fin, sans l'être réellement.
En vérité il y a toujours eu un dernier refuge pour les plus minables, pour les bons à rien en d'autre terme. Cette ultime recours n'est pas difficile à cerner. Comme eux j'avais fuis. On en a honte, alors on reste prudent car lâcher prise semble être le mauvais choix pour la plupart des gens. Les autres nous délèguent leur pitié par de lointaines pensés ou sillonnent le monde à notre recherche. Alors que d'autres ne nous accordent plus aucune estime et nous noient sous des reproches toujours plus médiocres, jusqu'à nous oublier au fil du temps. Pourtant, on y accorde peu d'importance car en vérité cela nous importe que très peu. Au passage on en oublie quelques uns, alors que certains sont inoubliables. Cruel destiné. Le plus cruel c'est qu'on finit par culpabilise. On veut faire machine arrière, on souhaite la réussite, on croit y arriver. Et là tout s'écroule, en un instant ,emportant sous ses ailes nos subtiles espoirs égarés.
Cependant il reste toujours un espoir, peu importe la folie de celui ci, il réside toujours, car c'est là seul chose qui nous maintient encore un peu en vie. C'est de cette folie que ressort sa véritable gradeur, alors on s'y attache peu à peu et finit par ne plus vouloir se détacher. Et on sait concrètement que s'il disparaissait nous disparaîtrons à notre tour. Nos idées, nos jugements, nos amours aussi. Et plus encore.
Pour moi c'était plutôt un rêve : celui de mourir un beau jour dans les bras d'un étranger.
Mais tout était écrit, depuis la nuit des temps.
a . n . y . o . n . e . f . l . e . e . s
Qu'en pensez vous ? Appréciez vous que je ne la désigne pas elle seul ? Aimez vous l'intrigue ? [...]
Sinon le montage est de moi. Comment le trouvez vous ?
Prévenez moi si vous trouvez des fautes d'orthographes. Ça serait sympa.
Bises. S.